Lors du congrès de Versailles, le président de la république a annoncé que le grand emprunt national qui devrait être lancé au début de l'année 2010, devait se financer soit "auprès des Français, soit sur les marchés financiers".

Toutefois, depuis le lancement de la commission de réflexion sur le grand emprunt national (présidée par Alain Juppé et Michel Rocard), l'idée d'un emprunt mixte a fais son chemin. Pour prêter des fonds, l'Etat français devra lui même en emprunter, d'une part auprès de ces citoyens, et de l'autre sur les marchés financiers. Mais le risque qui pourrait faire reculer le gouvernement, c'est que lancement du grand emprunt national soit plus coûteux pour le contribuable, que de laisser la situation dans l'état actuel des choses.

Un emprunt mal financé pourrait donner lieu à une augmentation du déficit public, qui devrait déjà dépasser la barre des 7% pour l'année 2010.