Cette étude menée entre novembre 2007 et janvier 2008 par l'Institut National de la Consommation (INC) a porté sur des denrées indispensables : le lait, les pâtes, le riz, le beurre ou le jambon. On s'aperçoit que l'inflation sur les produits alimentaires a pu atteindre à 48% pour certains produits.
En 3 mois ça fait beaucoup et la seule montée des prix sur les matières premières ne peut être brandie comme excuse.

Alors évidemment, cela arrange tout le monde que les prix des produits alimentaires augmentent. Les grands distributeurs d'abord, qui peuvent ainsi augmenter leurs marges en se protégeant derrière la hausse des matières premières. Et les producteurs, qui peuvent vendre leurs produits plus cher.
Dans cette interview de Lionel Maugain, il explique comment les distributeurs et les fournisseurs s'entendent sur les prix et brouillent les pistes pour le grand public, dans leurs communications.
Et voilà pourquoi les français ont l'impression d'assiste à une baisse de leur pouvoir d'achat.

Du coup, L'Etat et François Fillon en tête a été obligé de répliquer en annonçant d'abord la «vérification des prix réels des produits alimentaires» et des «opération coup de poing chez les distributeurs qui abusent du contexte international de hausse». Et enfin l'Etat va abaisser les seuils de vente à perte de la loi Chatel au printemps avec la nouvelle réforme de l'Economie et la création d'une «Haute autorité de la concurrence».

Le problème de pouvoir d'achat des français est donc plus que jamais d'actualité et cette étude conforte donc l'impression de baisse de pouvoir d'achat qu'ont une majorité de Français. C'est d'ailleurs le thème récurrent de la campagne des municipales qui bat son plein actuellement.

Source : Libération.fr, inflation alimentaire selon 60 Millions de consommateurs